08 août 2017 ~ 0 Commentaire

Clem & Tony (l’album)

CD

C’est la troisième fois en deux mois que j’écris un billet qui cause d’eux. A d’autres époques, je me serais peut-être retenu mais depuis que j’ai eu de la médecine nucléaire dans les veines, je ne m’économise plus et je vis en route vers l’essentiel, l’idée grandissante que je n’aurai pas le temps pour tout.

Je sais pas pour vous, mais moi c’est quand même assez chaud un peu tout le temps. Entre le stress émotif de la vie ordinaire et ce chiffre d’affaire que je dois toujours faire, le pétage de plomb ou burn out pourrait montrer le bout de son nez, par moment. Aujourd’hui, par exemple, c’est une course à régler des imprévus, des choses dont je me passerais bien, et qui me coûte genre la bagatelle de plus de 800€, comme ça, pas prévu, dont je me doutais pas du tout hier.

Quand on aime, on ne compte pas. J’aurais pu, oui, péter un câble ce soir, pousser un grand cri genre GRAPHTOISPE !!!! Mais non, je ne vais pas le faire. Je relativise. Puisque dimanche soir, j’ai vu Alice Cooper (CF mon article précédent) et aussi, dans la voiture, j’écoute Clem et Tony.

A la première écoute, ça fait vraiment maquette désinvolte, probablement comme plein d’albums de Dany Des Rues. On entend qu’il n’utilise même pas un micro SM58 mais les jouets qui se vendent 30 balles dans les CORA (et je suis pas sûr de parler en euros) et la bande instru semble être faite sur un bontempi. On lorgne entre STTELLLA et Philippe Katerine. Sauf qu’en écoutant, encore et encore, ce disque dans ma voiture, il connait le même destin que plein de disques qui auront défilé dans mon auto-radio. Je zappe facile la moitié des titres. Sauf que les quelques uns qui restent, ceux là, nourrissent et mûrissent en moi. Là, je me rends compte de la qualité d’arrangeur de Tony. Son talent de mélodiste. Le gars est vraiment un petit surdoué comme il me manquait de rencontrer ces dernières années.

Depuis plus de 30 ans que je sévis dans la musique, j’en ai rencontré plein des gens doués. Certains avaient juste un petit papillon, d’autres étaient intellectuels et réfléchis. Depuis une quinzaine d’années, c’est plutôt pauvre en rencontres qui ébranlent. J’ai pas de nom à vous balancer de gens que j’aurais trouvé insolites ou pertinents. On me causait toujours de quelques uns, j’allais y jeter une oreille et je m’en revenais. Je n’avais pas vibré, rien de tremblant et trop de convenables, pour ne pas dire convenus.

Tony est un mélodiste, amoureux de la télé des Carpentier qui s’est arrêtée bien avant sa naissance. Dans ses chansons, on a Polnareff, Delpech ou Johnny. La variété qui se fait insulter sauvagement. Tony choisit de n’être rien pour être tout. Le salut de l’underground à la variété mainstream, qui se voit jeter des cacahuètes depuis toujours.

Tony est un punk et il t’emmerde. Sa démarche serait stérile et absurde s’il n’était pas désormais stéréo. Tony a rencontré Clem, sa moitié. A la ville comme à la scène. Clem le valide, elle l’aime à la folie. Et ensemble, ils s’offrent parce qu’étant à personne, ils sont à tout le monde.

Je n’ai pas vraiment compris la dernière phrase, mais demandez-leur des explications, ils trouveront.

Je ne sais pas si ce disque existe matériellement, encore désormais. Sinon, lui s’appelle Tony Fomblard, trouvable sur Facebook.

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