14 août 2017 ~ 0 Commentaire

Nita Strauss

Voilà une semaine que je reste bloqué sur le dernier concert que j’ai vu, Alice Cooper au Lokersen Festival (B). Et je dois avouer aussi que je fais une fixette sur la guitariste du groupe, Nita Strauss.

Nita oeuvrait jadis dans un Tribute Maiden. Elle a été embauchée en remplacement de la guitariste Orianthi, qui a vaqué à d’autres occupations, et qui ne souhaitait probablement pas devenir LA guitariste du Cooper.

C’est sous Michael Jackson qu’on a vu débouler la guitar héro, avant c’était un job de mec. Jennifer Botten assurait le BAD tour de 1987, reproduisant à l’identique le mythique solo d’Eddy Van Halen dans Beat it. Pour son This is it tour, Michael avait remplacé Jennifer Botten par Orianthi Panagaris. C’est que Jennifer Botten avait le même âge que Michael et qu’on imagine pas une fille de la cinquantaine sur le registre artistique de la beauté fation. Un mec peut avoir 10 ans de rabe par rapport à une meuf, il me semble.

Orianthi arrivait donc et comme la Botten avant elle jouait 15 000 notes à la seconde avec ce son très Los Angeles dans la guitare. Les notes qui coulent et s’agrippent, comme si chacune d’elle était une étincelle tantôt ou une goutte de pluie quand le propos le veut.

Oranthi a donc bossé ensuite chez le Cooper et Nita Strauss l’a remplacée.

Nita Strauss donc. Bombasse blonde, sappée de noir moulant, mettant en valeur ses formes avantageuses. Nita court, surgit tout le concert. Elle est, comme un chanteur aime avoir, une mascotte du groupe. Un lutin  qui égaille et relieffe le spectacle.

Nita ébranle le vent par sa virulente efficacité. Elle lifte un groupe, un style, une crèmerie musicale qui est d’habitude plus roots que compact. Je ne me lasse pas de constater l’extrême concentration de Nita, dont le travail se passe avant tout dans les doigts, puisque ce qu’elle commet est prouesse époustouflante. Mais aussi ensuite dans le jeu de scène d’une telle grandeur.

Je voyais Nita en interview ou autres vidéos ensuite, histoire de voir ce qu’elle dégage dans un autre état. Fille simple et si professionnelle. C’est ce qui se dégage souvent de ces musiciens qu’on associe à la Floride. Quand l’exploi les rend robot, machine. Le retour à la vie les présente dans leur réalité et, quand on ne les reconnait même pas, on se dit qu’ils font vraiment bien leur job.

Merci d’exister Nita. J’espère te revoir encore sur un festival, un de ces jours.

 

 

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