05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Vive la Crise ! (2016)

Film de Jean-François Davy (que je ne connais pas du tout et dont je parle donc librement), film qui porte bien son nom puisqu’il rappelle dans le fond La Crise de Coline Sérraut et dans la forme Vive Les Femmes, adapté d’une BD de Reizer (deux films des années 80).

Film futuriste qui commence par la démission de Marine Le Pen, présidente de la République, face à l’ampleur de la crise. On voit des gens glisser vers plus de précarités. Ironiques, cyniques, bucoliques, ils vivent leur instant, se prennent la vie dans la gueule avec toujours le sourire puisqu’il ne sert à rien de s’en faire. Des Français de France, réfugiés chez eux.

Les scènes absurdes se suivent. Un joli film d’Art et essai, d’auteur, qui nous donne envie de nous exprimer. Nous sommes si seuls et désarmés; Quoi faire ou quoi dire? La bombe sur Daesh? Comment calmer le conflit israélo-palestinien? Trump et Kim Jong Un ne pourraient-il pas se retrouver sur un ring, juste tous les deux, et régler leur conflit? Tout ça nous dépasse et nous subissons, passifs. Il semblerait urgent de se soucier de l’environnement mais nous baissons les bras. On ne raconte plus rien aux générations futures. On a vu comment tourne le monde dans les émissions de télé-réalités aussi on ne veut plus rien entendre. Nous nous évadons par le rêve, la poésie.

Vive la crise! lorgne vers Chatiliez ou Delepine et Kervern. Line up impeccable, de Jean-Claude Dreyfus à Bigard en passant par Rufus. Je vois même dedans Angélique Litzenburger, l’héroïne de Party Girl, film d’auteur que j’étais allé voir parce que ça se situait chez moi en Moselle et que j’y retrouvais des ambiances que j’ai bien connu.

Tout ça permet d’avoir un objet cinématographique de l’instant, brulot et poil à gratter dans une Société qui se sert de plus en plus la cravate, pour se faire du mal ou pourquoi pas se suicider.

Voyez en ce film un plan B pour vous donner envie de vivre. Moi, j’ai donc envie d’écrire encore et toujours des chansons, des livres ou des films. Oui, je suis artiste. Et dans ma discipline, c’est de plus en plus difficile de gagner sa vie. Ce qui est le signe même du temps qui mal. Jusqu’ici tout va bien, disait Kassovitz il y’a 25 ans. Je vais oeuvrer humblement, à mon petit niveau, pour tenter de divertir, faire sourire, réfléchir.

On va tout faire ensemble.

 

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