21 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

Julien Doré à Bercy

Hier soir, je regardais sur TMC le concert de Julien Doré à Bercy. Le dernier de sa tournée. Je l’avais vu il y’a 6 mois à la Rockhal à Esch sur Alzette.

Ca doit faire 10 ans que je le connais. A l’époque, il était candidat de la Nouvelle Star. Leader incontesté et gagnant sans surprise. J’étais chez mon producteur qui ne ratait jamais une de ses prestations. Ce soir-là, il reprenait « Moi Lolita » d’Alizée dans une version détonante. Le procédé s’est essoufflé par la suite. On a eu un peu marre, ou nous n’étions plus surpris, par les BO de Paris Dernières, musiques de Nouvelles Vagues où on va reprendre les Sex Pistols en Bossa Nova ou Dépêche mode en métal. Mais ce soir-là, Julien Doré troublait le Jury de la Nouvelle Star. Vocalement irréprochable (c’est bien ce qu’on lui demandait avant tout), il apportait de la gaieté à un programme qui aurait pu être convenu. Il transcendait la chanson par cette adaptation cavalière, changeait « je donne ma langue au chat » par « je donne ma langue aux chattes »….

Deux albums suivent plutôt archaïque. Julien est un will be incontestable, mais on ne sait pas combien de temps l’Industrie lui laissera pour se trouver. Il a peut-être mine de rien vendu quand même des disques, je n’ai aucune idée. M’enfin de nos jours, on a des artistes de SMAC (salles de 600 places) qui plafonnent à 50 000 ventes. Et je voyais souvent Julien dans ce contexte, au temps de ses deux premiers albums.

Puis sort l’album Love, avec le single Paris Seychelles. Ca y’est, notre Julien est lancé. Le titre passe quarante douze fois par jours sur toutes les radios, la tournée démarrée humblement dans les SMAC se termine dans les Zéniths.

Je l’avais rencontré à La Rochelle, Francofolies 2014. Je jouais devant le théâtre de la Coursive, lui venait en résidence les matins. Il répétait avec son groupe l’intégralité de l’album La noté La noté de Daho qu’ils allaient reprendre dans le théâtre. La veille au soir, il venait me demander si ma journée s’était bien passée. Je lui demandais une invite pour son concert si particulier, de bonne grâce il m’a accrédité.

J’ai pu vois ce spectacle et c’est un des grands moments de scène que j’ai pu voir dans ma vie. Il y’a quelque chose de morissonien chez Julien. Une homogénéité superbe avec son groupe, ces gars là vivent plus ou moins les uns sur les autres, limite communautaires et ça se ressent musicalement. Julien Doré n’est pas un chanteur mais un groupe.

Je l’ai revu quelques fois par la suite. Chaque fois je me régale de voir ce Julien Doré dans son ère classique. Le son est là, on est dans une recette qui va faire ses preuves pour 2 ou 5 albums.

Hier soir, je revoyais le spectacle que j’ai vu à la Rockhal. C’était le dernier de la tournée, il y’avait donc les featuring parisiens d’usage dans ces cas-là, en  l’occurence Louane, Sirkis et Christophe. Pas trop compris la presta de Sirkis. Très en retrait, même pas un titre d’Indo qui aurait un peu expliqué, mais non. Juste la fin de Sublime et Silence, qu’il assure dans les choeurs discrets et en suivant les trois accords de rythmique sur sa gratte sèche, vraiment très discrète pour le coup.

Le spectacle était un must et merci à TMC de nous avoir fait vivre ça en direct live. Esperons que la démarche sera réitérée souvent avec d’autres artistes

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