06 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

Elle court, elle court la banlieue

Il est des jours où le nom de mon blog (Dany vous recommande) me dérange parce que le sujet n’entre pas dans le cadre de mes recommandations. Je ne vous recommande pas spécialement de voir « Elle court, elle court la banlieue ». Pourtant, je donne une petite moyenne à ce film qui commence à dater (45 ans tout de même) et par certains points, peut susciter un intérêt (comme un peu tout en fait, je suis d’accord).

J’ai une grande sympathie pour les deux acteurs principaux Jacques Higelin et Marthe Keller. Higelin, quelques années après Bebert et l’Omnibus. Marthe Keller, un an après La Demoiselle d’Avignon. Tous deux forment un couple d’époque. Nous sommes dans la parenthèse enchantée, le chômage ne dramatise pas comme par la suite, la pilule arrive, le Sida n’est pas encore là. On sent chez ces jeunes gens de l’après 68 un souffle, une liberté que les baby boomers avaient du mal à revendiquer, prétendre ou avoir.

Si on sent que ce film était moderne, hype et pertinent à sa sortie, tout ça a terriblement vieillit. Et il ne présente plus grand intérêt sinon par son côté « témoignage historique » d’une époque. On imagine que tout le monde culturel de l’époque voulait être de ce film, un peu comme si les Kervern et Delepine étaient Mainstream aujourd’hui. La distribution de ce film est à tomber comme si on essayait de n’oublier personne: Robert Cassel ou Victor Lanoux, Jean Pierre Darras, Daniel Prévost, Annie Cordy, Marie Pierre Casez (c’est tant mieux parce que je ne ferai pas ça tous les jours) les frères ennemis, Jacques Legras, Claude Pieplu et même Coluche.

Comme Gaston Lagaffe ou Viens chez moi, j’habite chez une copine que je chroniquais récemment, ce film respire un temps qui désormais demanderait qu’on appose le logo science fiction sur la jacket DVD. On ne vit plus, ne pense plus, ne respire plus comme ça.

L’histoire est celle de ces petits gens qui galèrent pour trouver un appartement. Galèrent pour aller au boulot, avec une heure de train ou métro tous les matins, et pareil le soir. On a toujours ça à Paris, il n’y'a que Anne Hidalgo qui déroge au métro. Mais l’espoir est moins hippie. D’ailleurs, pour beaucoup, je ne suis pas sûr qu’il soit encore là.

Le film est visible sur Youtube. Curiosité pour cinquantenaire, éventuellement.

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