09 février 2018 ~ 0 Commentaire

Orelsan Amnéville (8/2/18)

J’ai connu Orelsan lors des Francofolies de La Rochelle, il y’a quelques années. Il venait d’être déprogrammé et c’était polémique. Le sujet était la chanson Sale pute. J’ai alors compris la réaction de Gérard Pont, le boss des Francos de l’exclure de la prog parce qu’on aurait parlé que de ça, les ligues féministes auraient éventuellement plombé l’ambiance des 5 jours. Mais en fait, du fait de la censure, l’ambiance était de toute manière plombée. 

Orelsan revenait quelques années après avec ce super titre «  Au fond, j’crois qu’la Terre est ronde / Pour une seule bonne raison / Après avoir fait le tour du monde / Tout c’qu’on veut, c’est être à la maison. » Je le découvrais enfin. (J’avais écouté vite fait Sale pute. Histoire de comprendre la polémique et le buzz). L’album tenait quand même pas mal sur le titre La Terre est ronde. 

Après quoi, je voyais son film Comment c’est loin. Le titre du film évoque la distance entre son canapé et son réfrigérateur. On a les néo branleurs. Ils sont pour la génération de mes enfants ce qu’ont été les Gaston Lagaffe dans les années 70 et Michel Blanc dans les années 80. Le loser qu’on aime bien. Poète éclairé, bucolique habité.

Son dernier album cartonne. Avec Julien Doré, ils sont ce qu’on a connu avec Renaud et Goldman dans les années 80. 35 balais, on est désormais adulte. On peut avoir des enfants et c’est certainement l’age où l’ado attardé est mur pour commencer à avoir des pattes d’oies au coin des yeux, un cheveux blanc ou un chouilla de bide. Le plein age dure 5 ans. De 34 à 39 ans. Et l’Artiste populaire savoure grave avant un purgatoire quarantenaire.

J’ai vraiment aimé les deux singles Simple et Basique et aussi Tout va bien, construit un peu comme une causerie de Benigni avec son fils dans La vie est belle. Je savoure le savoir faire de ce gamin de bonne famille qui cause comme les rappeurs. L’exercice doit être, comme pour Doc Gynéco ou Popeck, voir Jane Birkin. J’imagine un deuxième état naturel, à force.

Le résultat est agréable. Je l’entendais en interview chez Augustin Trapenard sur France Inter. « Méfiez-vous des comiques, parfois ils plaisentent« , disait Coluche. Je me rendais compte que sous sa dilettante attitude, le gars est bien plus profond et complexe que ce qu’il feint de vendre.

Hier soir, je le voyais donc au Galaxie d’Amnéville. Je venais jouer devant les files d’attentes et comme à chaque fois, j’en profite pour regarder d’un oeil le concert. Les moyens sont déployés. On investit désormais beaucoup moins dans un disque que dans un spectacle. Il arrive sur les hauteurs de la scène. Je ne sais ce qui est vidéo projeté et ce qui est réel dans ce que je vois. Et je m’en fous. Je suis transporté dés la première seconde. C’est un Petit Prince qui me parle. Petit bonhomme. Humble. T’es tout de suite mon pote, Orel.

Les moyens sont déployés. Du gros son, Orelsan fait le show. Les 11 000 personnes étaient conquises pendant les près de deux heures de show. The place to be était Amnéville hier soir. Ma fille aurait voulu voir ce concert, je n’ai pas réussi à lui gauler une place. Je la comprends. Les jeunes gens qui défilaient devant moi quand je jouais à l’entrée était vraiment sympathiques. Bon esprit, j’aurais voulu avoir 16 ans hier soir.

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