28 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Artiste

PNW

Je me colle à un topo sur le métier d’artiste. Celui-là qui devrait être un euphémisme. L’artiste est celui qui fait ce qu’il veut dans la vie. En faisant ce qu’il aime, il est forcément plus pertinent. Il fait les choses par amour, éternel amateur. On lit souvent des « choisis un métier que tu aimes et tu n’auras jamais l’impression d’aller bosser ».C’est ça l’idée d’être artiste.

Mais donc tout le monde peut être artiste. Le facteur, le docteur, la boulangère, la gendarme. Tous peuvent être artistes. Mon père était mécano, artiste.

Artiste est mon job, aussi. je suis chanteur. Auteur compositeur interprète. Dans ce milieu, je dénombre  3 catégories.

Premièrement, les poètes. Rêveurs, faisant confiance au destin. Pas forcément informés ou conscients du contexte autour d’eux. Parmi les poètes, il y’a un sous groupe « les écorchiés » et j’ai plus de mal avec eux. Ils sont peut être dans une expression de suicide nihiliste qui peut vouloir entraîner les autres dans leur chute. J’ai donc du mal avec eux. Le poète ne se soucie pas de l’économique. Il est gosse de riche, gigolo ou clochard. A moins qu’il ait un « vrai métier » à côté de son activité d’Artiste.

Deuxièmement, les vedettes. Je précise qu’il n’y'a pas spécialement besoin d’impliquer d’avoir du succès pour faire partie de cette catégorie. Une vedette est une vedette. Parle de son oeuvre comme s’il avait un rayonnement incroyable, persuadé de peser dans l’industrie. Les vedettes cherchent lumières et applaudissements. Là encore je vois un sous groupe. Les clowns. Ils font pouet pouet en permanence. Eructent des blagues non stop et saoulent tout le monde avec ce côté cabot qui ne décroche jamais.

Troisièmement, les cachetonneurs. J’en parle en dernier parce que je sus plutôt dans cette catégorie. La chanson est mon métier. Je ne réussis pas toujours à vivre de ce dont j’ai envie. Aussi, je dois me protéger professionnellement. Le cachetonneur est éventuellement prolétaire. D’esprit, de prétention. J’aime être de ceux là, faire un métier sans prétention. Gagner ma vie, c’est déjà beaucoup.

Je reprendrais peut être ce billet à un autre moment, je fatigue, je vais dormir.

Reveillé, je poursuis cet article. Il est important de situer l’Art dans son contexte économique. L’artiste doit vivre. Parfois il se trouve un mécène, la subvention ou une firme pour laquelle il oeuvre. Sinon, il doit laborieusement gagner son argent au jour le jour.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

IKIWABI |
Terre & bois |
Fightingmarcel2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tobereborn
| Gaenerys
| Ecole Auvergne Formation Art