29 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Madame Irma (2006)

Un bon film, c’est comme un bon livre ou une bonne chanson. Il y’a un ton, tout le long, une évidence. Après ou dés lors, le réalisateur n’a qu’à se laisser aller. C’est peut être pas toujours aussi simple que ça, enfin la simplicité se cherche. « La simplicité, c’est ce qui vient en dernier » disait Chopin. Je regarde un film qui coule de source, plaisant et agréable, Madame Irma

Pitch. Francis (Didier Bourdon) perd son job, galère pour trouver du boulot. Avec femme et enfant, il lui faut vite rebondir. Il devient voyante. Madame Irma.

Grand sujet du cinéma, Dustin Hoffman en Tootsie, Robin Williams en Madame Doubfire  ou plus récemment Pierre Richard dans le nanar de Sophie Marceau.

Dans ce film, je vois la grandeur d’acteurs de Messieurs Bourdon et Légitimus. On va attendre encore longtemps pour célébrer ces comédiens émérites que sont Les Inconnus. Il y’a 25 ans, ils excellaient dans leur mythique « télé des Inconnus ». De nos jours, ils seraient censurés par le CSA. On crierait au « dérapage » les lendemains de chaque émission. Et eux, ont dû être frustrés de ne pas être « reconnus » par l’intelligentsia. Les Libés, Télérama ou France Inter mettront une vie à reconnaître que ces mecs étaient des très grands.

Là, c’est plus Bourdon qui tient la barque. Tout le film repose sur lui. Ca tombe bien, c’est le sien. Bourdon est juste dans chaque geste, chaque souffle, chaque mot, chaque respiration. On apprend pas le job à Didier Bourdon comme on ne l’apprenait pas à Michel Serrault.

Merci d’exister, Monsieur Bourdon. Je ne vais pas de ouf, ce soir. Vous m’avez ému.

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