10 mai 2018 ~ 2 Commentaires

Essey Chantant 2018

J’entends parler du festival Essey Chantant depuis des années. L’occasion fait le larron, j’étais dispo cette aprem. Comme les Skaferlatine y étaient programmés, j’ai accouru.

Le concert devait avoir lieu dans le Parc Maringer. Mais la météo hasardeuse a conduit le rapatriement dans la salle.

J’arrive donc sur ce lieu qui rappelle les fêtes de quartier. Vous voyez, cette buvette circulaire en toile bleue avec les tables et bancs juste devant. Ca sent la friture, les grillades. Et je vois ce comité des fêtes si investi, qui se démène j’imagine chaque année pour que l’événement ait bien lieu.

J’entre dans la salle. J’ai peur pour le son. La salle semble longue, le son compressé par rapport à ce qu’on aurait pu espérer si le concert avait eu lieu en plein air. Pourtant, dés que le premier groupe commence, Daisy Driver, je savoure le boulot de l’équipe de sonorisation qui aura construit un son si compact, si coloré, si relevé que le groupe s’avère porté immédiatement.

Les Daisy Driver me rappelle les No One, Foo Fighters, U2 en plus rock français alternatif. Le poom tchac poom poom tchac punk que j’aime tant avec une dose d’humour pour ne pas darker ou glauquer l’ambiance. Il s’agit de faire passer un bon moment aux gens. Souvent, ces groupes sont très dévoués. Il y’a de moins en moins de groupes professionnels. Les musiciens ne sont pas des cachetonneurs mais des personnages de Borgès qui, en honnêtes hommes, ne se battent que pour des causes perdues. Le groupe ne calcule pas l’importance de l’esthétisme des musiciens pour les identifier eux plus qu’un autre. Pareil sur les intermèdes. J’ai de plus en plus de mal avec les « formidables » ou « ça va? » puis, plus tard « ça va toujours? ». Le groupe reprend Les yeux revolver ou Morgane de toi. 

Après, viennent les Skaferlatine. Comme PKRK, un groupe alternatif des années 90 qui se met au vert au début des années 2000 pour revenir vers 2010. Désormais, ces groupes ne jouent plus chaque semaine. plutôt une fois par mois pour une belle date, dans une belle salle ou un beau festival. La section rythmique porte le groupe. Basse et batterie, Nico et Ralph, que je connais depuis les débuts du groupe en 90. Le premier album des Skaf’ s’inscrivait dans la veine des Billy Ze Kick et autres Elmer Food Beat. A savoir un groupe alternatif et festif qui, au hasard, faisait du ska mais ne nous faisait pas chier avec ça. Il parait que dans le public ska, on déteste l’étiquette « festif », véritable tue-l’amour pour les puristes. Soit, m’enfin perso je préfère que nos Skaf’ passent sur RTL2 que sur RadioSka (je dis ça, je dis rien). Je les avais vus il y’a un peu plus d’un an à la Chapelle des Trinitaires à Metz. Le concert était vraiment impec, c’est le 5e chanteur que le groupe a connu. Il personnalise tous les anciens titres et les nouveaux nous régalent pareil. J’avais acheté l’album et là, je les revoyais donc en connaissance de cause. Véritable kif de voir que certaines aventures perdurent.

Le dernier groupe était Les Garçons Trottoirs. Des buskers chics qui changent d’instruments à chaque titre. On passe de la trompette à l’accordéon, de la guitare à la contrebasse. Les chansons sont festives, oui. Il y’a une certaine classe qui érige ce groupe. Ils sont évidents. Le nom du groupe me parlait, les chansons aussi en fait, maintenant que je les connais.

Un grand plaisir de vivre une journée comme aujourd’hui. Je sais qu’il y’a quelques dingues qui ont envie de faire péter la planète et qui nous inquiètent, nous préoccupent et nous empêchent d’être toujours épanouis. Pourtant, je suis bouleversé par la générosité associative. J’ai du des gens ouvrir les bras.

 

2 Réponses à “Essey Chantant 2018”

  1. Salle Maringer mon Ami ! Bises


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