17 mai 2018 ~ 0 Commentaire

Plaire, aimer et courir vite (2018)

Je profitais de la journée mondiale contre l’homophobie pour aller voir ce film dont on causait sur la croisette à Cannes ces derniers jours. Je ne pitcherai pas ce film, ça ne sert à rien. Ca parle des homos des années 90, servi par des acteurs brillants avec notamment Vincent Lacoste et Denis Podalydes. 

Si je ne pitche pas, c’est parce que l’histoire importe peu, en fait. Ce qui est pertinent,c’est de rappeler ce que vivaient les homosexuels dans les années 90. Le moment où le SIDA était peut-être le plus violent. Tant dans la médecine, qui le traitait comme elle pouvait que par les malades, qui devenaient des pestiférés.

Aussi ce film rappelle le comportement fatal des homos qui, forcément, vivaient en ville, voir à la capitale. Ils étaient évidemment chassés des villages. De nos jours, on voit souvent une famille avec deux papas ou deux mamans dans les villages.. Ou simplement un couple d’hommes ou de femmes qui vivent sous le même toit. Ils vont faire un tour à la fête du village où, éventuellement, quelques beaufs vont glousser la première année. Mais globalement, ils sont quand même mieux intégrés. Dans les années 90, impossible. On rappelle aussi que ça fait moins de 40 ans que l’homosexualité n’est plus une maladie mentale.

On pense, on évoque ces malades. Si de nos jours leur espérance de vie est beaucoup plus importante, même si la tri-thérapie et compagnie c’est pas forcément de ouf et laborieux. Le SIDA ressemble de plus en plus a une Hépatite C, même si pas tout à fait quand même. Les séropos sont heureusement mieux acceptés que dans ces terribles années, où ils devenaient des pestiférés comme je disais plus haut.

Une pensée pour eux. Tous ces gens qui mourraient lentement, dans d’atroces souffrances avec, pourquoi pas, l’idée qu’ils étaient des vilains. La honte de la famille.

C’est pas souvent que je m’emporte sur ce blog, mais j’ai quand même envie de dire à ceux qui me liront éventuellement et qui auront fait chier untel ou unetelle pour sa maladie dite honteuse qu’ils auront été de sacrés connards et connasses, et que je leur souhaite sérieusement d’avoir évolués depuis, si leur conscience les rattrape.

Les connasses délirantes mariées à leur cousin germain étant de plus en plus rares et c’est heureux.

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