22 juin 2018 ~ 0 Commentaire

fête de la musique 2018

Une journée bien remplie et bien comme je les aime. Avec, un peu tout le temps, des gens que j’aime et des gens comme j’aime.

J’ai pour rituel depuis des années d’aller rejouer dans les rues de Metz les dimanches de Décembre et le jour de la fête de la Musique. Pendant une dizaine d’années, il était interdit de jouer dans les rues de Metz. Sauf que c’était mon activité principale dans les années 90 et je me suis trouvé à couper les ponts avec les messins, que j’aime tant.

Aussi, pour quelques jours dans l’année, j’aimais y retourner, les retrouver et me retrouver. Metz fait toujours une ronde et c’est sympa de se faire porter. Si depuis une quinzaine d’années je joue à Esch sur Alzette, je me rappelle alors quelle est ma culture.

Je fais des rencontres super sympas aux terrasses, j’ai l’impression que je peux vivre ça tous les jours. Parce qu’elle est un peu ma famille, mes codes. Les bras ouverts de mes 18 ans.

Une belle journée, de belles rencontres.

Le soir, j’allais au Galaxie. Deux scènes étaient montées dans la cour. Garé au cinéma Gaumont, j’entendais alors Bref on m’appelle Paulette. Les boules de ne pas y être, entendre de loin. J’adore la chanson Puisque rien ne dure, évidemment la meilleure de sa setlist, sauf qu’elle semble commencer par celle là et juste je suis en train de la rater. Vu il y’a quelques mois au Bar des Cerisiers de Lantéfontaine, le groupe s’est étoffé avec désormais un bassiste permanent. Avant, c’était Benoit Signorini qui alternait la basse et la guitare (et pour tout vous dire, il est aussi brillant à l’un des deux instruments qu’à l’autre). Là, il se fige donc à la guitare. Sait apporter les arrangements pour que les chansons soient dignes de ce qu’on entend sur Lor’FM. Ca s’enrichit beaucoup et je trouve que ce Bref on m’appelle Paulette est vraiment très prometteur.

Des artistes succèdent sur PBO (play back orchestre). Suis pas fan mais il en faut pour tous les goûts et il faut que tout le monde bouffe. Puis c’est l’heure des groupes live. Mauro Baffi, avec Eric Revel-du-Galax’ à la basse. le premier titre de leur set est (de mon avis perso) le meilleur. Une basse à la Fra Lippo Lippi Schouldn’t have to be like that de l’été 86 avec une construction comme un Seven Nation Army. La basse devient un riff qui existe encore quand le groupe s’arrête. Qui réveille la grosse caisse et fait repartir le groupe. Comme précédemment dans Greenwish Cavern, Revel évolue en trio (en même temps, c’était sacrément naze Greenwish Cavern quand ils étaient 6 sur scène). Mais il a une basse bien ronde, bien 70. du coup le chanteur peut oeuvrer en simple rythmique. On ne s’emmerde pas parce qu’il y’a ce qu’il faut. Sobre et surtout efficace.

Après, My Perfect Alien, groupe thionvillois. Comme punk ska dans la rythmique, un shouilla grunge. Disons du No Doubt. Si ça chantait en français, ça serait du Superbus. Il me semble qu’il y’a eu du changement de personnel dans le groupe puisque à la guitare il y’avait un chauve qui transcendait In Between Days des Cure et la chanteuse était blonde. Ca rappelait plutôt les Cranberries il y’a bien 6 ans, il me semble. Désormais, on tape chez Garbage avec subliminalement Blondie. J’ai toujours l’impression que ces groupes de pubs se perdent à chanter en anglais. C’est sûr qu’il ne faut pas se planter quand on écrit en français. Il faut se trouver une écriture singulière et on ne se suffit pas des assonances pour faire vibrer. 

Pourtant, Redemption, le groupe qui va suivre me mettra par terre en chantant en anglais. Parce que là, j’en avais rien à foutre, la voix est un instrument comme la gratte, la basse et la batterie. Redemption ou la Kuhn family. A la basse, Jean Serge Kuhn. Nous jouions ensemble il y’a 20 ans. On s’est fait une trentaine de festivals et cafés concerts en un an. On s’est bien marré, Jean Serge est rigoureux et passé les répètes d’usage pour mettre notre set béton en place, le reste aura été du véritable divertissement. Là, je vois que ce groupe est du béton armé et je reconnais bien là la patte Jean Serge. Guitare chant, Mat’. Redemption, c’est véritablement lui, on pourrait dire. Ses chansons qu’il écrit paroles et musique (même si je crois savoir qu’à la sacem, ils ont tout déposé au nom du groupe). Mat est incroyablement propre, carré, machine de guerre et pourtant, il fait le show. Il en impose parce qu’il sait hypnotiser le spectateur. L’attirer parce qu’il n’y a alors que lui dans ce temps là. Pourtant, la mascotte évidente de ce groupe, c’est sans appel Rod à la batterie. Imaginez un mélange entre Jordy et le Macaulay Culkin de Maman j’ai raté l’avion 1. Une crevette de 10 ans à la batterie qui tape fort, mais alors fort comme j’ai jamais vu de ma vie!

Rédemption m’a vraiment mangé ce soir. Quand je voyais les vidéos, je trouvais que Jean Serge dénotait un peu du fait qu’il n’est (forcément) pas de la génération de ses enfants. Pourtant, Rédemption, c’est une entité Kuhn. Il y’a une telle fusion entre ces gens, au hasard la tribu, je suis bouleversé de voir ce que je vois. Les yeux émerveillés de Rod. Ce petit bout va être samedi le musicien le plus jeune du Hellfest, parce que oui, c’est bien là bas qu’ils atterrissent ce week end.

J’ai passé une putain de belle journée. J’ai vu un peu au hasard et tout le temps des gens que j’aime tant. Dans ma galaxie et dans mon Galaxie.

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