24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

Scorpions Galaxie Amnéville

(photo © Seb V.)

Je vous ai déjà causé des groupes qui explosent au grand public avec un titre malentendu: Jump n’a rien avoir avec du Van Halen mais bon, on était dans l’air du synthé DX7 Yamaha, et ils en ont (ab)usé comme ZZTop dans Rough boy. Status Quo n’a rien à voir avec You’re in the Army now, pas plus que Kiss avec le tube Hard Disco I was made for lovin you. 

Ainsi, Scorpions prend la tête du Top 50 il y’a une trentaine d’années (je wikipédiate pas pour chercher l’année exacte) avec Still Lovin You, même s’il était un parfait slow guimauve efficace, il demeure mine de rien le Starway to heaven des années 80, comme Nothing Hells Matter est celui des années 90.

Enorme succès (800 000 copies rien qu’en France) et voilà que ce groupe de Hard légendaire s’engouffre dans l’exercice avec des Wind of change qui suivront. Sauf que voilà, le public de base, celui qui aime AC/DC et Iron Maiden n’apprécie pas du tout cette trahison. Le groupe le payera puisqu’on n’entendra plus vraiment parler de tournées Scorpions dans les années 90, le retour semblant vraiment compliqué.

C’est donc à coup de tournées d’adieux que nos lascars reviennent dans les années 2000. Ils auront fait le coup trois fois au Galaxie d’Amnéville.

J’y étais les trois fois, moi le chanteur de rue qui joue devant les files d’attentes. J’y jouais ce soir. Je vois bien là le public hard rock et rock, public du Hellfest ou du plus local Sonisphère. Autant vous dire que pour moi, c’est un public plus open que pour Calogéro ou les Fréro Delavéga. Du public avec des idéaux, qui se tanne pas devant Mesmer ou The Voice. 

Je vois le concert. Toujours plus spectaculaire. Désormais, toute les grosses machines ont leur écran géant. On vidéo-projette un film urbain et marvelien. Une force, qui nous montre combien nos Scorpions sont invinsibles. 50 ans qu’ils sont sur les routes, je vous laisse calculer leur âge. Le groupe arrive. Envoie quelques titres du dernier album et aussi les tubes qu’on attend tous; Big City night, Black Out, Wind of change, Rock you like a Hurricane et, bien sûr, Still Lovin You. 

Le batteur y va du solo de batterie qu’on pratiquait souvent dans le millénaire précédent. C’est un cahier des charges obligatoires; le public a plus de 50 balais (pas tous mais beaucoup). Il s’agit de leur faire comprendre qu’ils sont là pour respirer un peu de ce temps qui n’est plus et qu’ils ont tant aimé.

Rudolf Schenker, un des plus grands guitare héros de l’Histoire du Hard Rock, arbore toujours des flying V qui doivent facile dépasser les 10 000 boules mais, quand on aime, on compte pas là dessus. Elles sont tellement customisées, l’une d’elle est même une fusée qui fume pendant Big City Night. 

Klaus Meine a une voix divine, fine, classe et qui sait envoyer, filet de velours dans ce monde du viril hard rock. Il ressemble à Christian Fougeron (Raft / Yaka dansé). En vieillissant, il a un côté Fred Mella des Compagnons de la Chanson. Ce monsieur est si sympathique et charmant.

Nous avons eu la chance d’assister à un moment une nouvelle fois unique. Les Scorpions ont une classe indéniables. Le temps s’est arrêté. The place To be, c’était au Galaxie ce soir.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

IKIWABI |
Terre & bois |
Fightingmarcel2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tobereborn
| Gaenerys
| Ecole Auvergne Formation Art