30 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

Pulp Fiction

Chef d’oeuvre incontestable des années 90, sorti entre La Haine et Titanic, j’ai revu Pulp Fiction la semaine dernière et je me réjouis de vous le rapporter ici.

Quentin Tarentino a une écriture singulière. Poétique désabusée. On pourrait dire cynique si elle n’était pas le plus souvent absurde. Moi qui n’aime pas les films avec des morts, des films où on sort des pistolets pour se tirer dessus, chez Tarantino j’ai toujours supporté parce qu’il me transposait toujours hors du probable. Quentin m’envoie juste là où la colère n’a plus prise. Là où la nature humaine feint de comprendre quoi que ce soit mais, au final, gère comme elle peut. Comme toujours.

Pulp Fiction est le sommet de l’oeuvre Tarantino. Après Réservoir Dog et avant Kill Bill, ce film comprend des sketchs désordonnés qui nous embrouillent dans ce qu’on peut chercher à penser. Il s’agit d’être loin de la bonne éducation et de la volonté de mettre un pied devant l’autre avec un fond de morale ou de logique.

Les scènes où des nettoyeurs (Travolta et Samuel L.Jackson) arrivent dans un appart d’étudiants et causent de choses et d’autres, décontractés alors qu’on sait que dans les 5 minutes il va y avoir une véritable boucherie cinématographique, sont complètement cultes et deviennent le grand moment du cinéma fin de siècle. J’allais dire fin de millénaire, mais on restera au siècle pour mieux rappeler et apprécier que le Cinéma, c’est au 20eme siècle que ça se passe.

Line up impressionnant de justesse sur toute la ligne; Uma Turman dans sa chorégraphie diabolique sur You never can tell de Chuck Berry. Bruce Willis, qui se voit s’allier avec son pire ennemi. Tous deux se sauvent mutuellement la vie dans une scène inracontable. Il faut se trouver dans le contexte du film et kiffer le délire qui emmène Tarantino dans cette farce folle, coeur de ce film qui emmerde le bon goût pour s’inscrire au dessus du bien du mal mais dans le vrai.

Aussi Tim Roth qu’il me semble voir dans chaque film de Tarantino. J’avais fait une figuration avec lui dans Modius, il y’a quelques années. Toute une après midi, il arrivait dans un aéroport avec son avocat. Nous étions des journalistes et techniciens télés, avec caméras (ou micro perche dans mon cas) et nous suivions les deux personnages avant leur petit discours. L’avocat, un acteur flamant, perdait un peu son calme plus l’après midi avançait et fourchait dans son texte. Tim Roth était immuable, réitérant sans cesse sa partie, tel l’acteur studio américain qu’il est. Un figurant trébuchait, on recommençait la scène. Tim Roth, calme et patient. Impec du début de l’après midi jusqu’à la fin. Bon, en même temps, on peut se dire que son cachet de la journée n’était probablement pas le même que le mien. Ok mais quand même, hein. Moi, il m’a impressionné.

Les années ont passé. J’ai l’impression que le film ne bouge pas. Je sais qu’on dit ça à toutes les grand mères qui ont été belles, mais en l’occurrence je savoure le destin de tous les protagonistes en voyant ce film.

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