11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

RS2: Robert Smith

Le deuxième de cette trilogie de mes idoles en initiales RS, Après les Rolling Stones, c’est Robert Smith.

Fin 1985, il me semble. Je découvre un clip ovni. In between days par les Cure. Le groupe a un look romantique, gothique drôle. Amélie Notomb désormais. Peut-être le Johnny Deep de chez Burton. Du noir, oui, mais avec humour, clin d’oeil et poésie.

On ne sait pourquoi ce clip nous fascine. Après, j’apprends qu’il y a deux caméras dans la pièce. Une toute petite fixée sur la tête de la guitare de Porl Thompson et une autre accrochée à une corde qui couvre toute la longueur de la pièce et que Robert Smith dirige en l’envoyant au loin, elle reviendra toujours, dandinante.

S’en suivra Close to me avec un orgue et des gouttes d’eau sur une basse swinguante. Simon Gallup est un des plus brillants bassiste au monde; Certaines de ses lignes sont déjà des pièces musicales à elles seules. Si vous voulez monter un trio musical, il vous faut impérativement un bassiste comme Simon. Il faut pouvoir vous reposer sur une basse batterie ronde, homogène, remplie pour poser une voix où tout est là. Simon est le meilleur à ce niveau là. Cure a souvent été trio dans ses premières années. Simon est arrivé la deuxième année du groupe, succédant à Michael Dempsey et se posant ainsi comme le frère absolu de Robert Smith, il est l’évidence même de la basse bienvenue sur les folk song du Smith.

Robert Smith est une icône de la musique, peut-être une des dernières en vie. On peut voir un tag sur un mur à l’image de Bob Marley, Kurt Cobain, Freddie Mercury, Robert Smith est le pape de la new wave, comme Angus Young l’est certainement dans le hard rock (un des derniers en vie donc).

Robert était le grand frère des adolescents et adolescentes des années 80. Quand nous étions en mutation, lui nous parlait à l’oreille. Quand j’ai découvert 10:15 Saturday night, c’était l’été 86 et j’étais Robert Smith. Je répétais avec Ridge et mon frère dans la cave de mes parents. Nous étions les Matches et Cure nous disait que c’était cohérent, possible, crédible. Les Cure étaient nos grands frères, la vie avait du sens.

Parce que le génie, c’est de ne pas dire. Le génie en Art est une science inexacte. On ne sait pas d’où ça vient et ça ne se situe plus dans un espace temps. C’est comme un monde parallèle qui nous nourrit, nous aide. Une compagnie alors permanente qui fait qu’on ne sera plus jamais seul. Pour les gens qui se seront enivrés des musts des Cure, les mainstream The head on the door, Kiss me kiss me kiss me, Desintégration et Wish auront vécu ce chatouillement de prendre des titres messes pour la radio FM qui pourtant nous bottonisait, nous burtonnisait. Nous avions un sourire autre que de façade parce qu’il s’agissait, pourtant, d’une belle humble et forte célébration de la vie.

Robert,

aux lèvres maquillées bavantes,

aux cheveux araignées labyrantes,

la voix tremblante sucrée remplie et si généreuse,

si discrète ou si présente,

les langues de tes baskets au dessus des lacets

le jean si serré sur sur sweet si ample.

Robert,

la folie légitime,

si belle évidente et sublime.

Désormais Robert est un has been superbe. Il est peut-être un mort vivant. Le dernier album digne de ce nom, c’était il y’a 26 ans. Depuis, on ne comprend plus vraiment. Les musiciens ne sont plus des Cure. Les concerts, longs, figent. Mais Robert Smith assiste ainsi au fait qu’il est une légende. Que ce qu’il a pondu les 15 premières années de son groupe sont une bible pour tant.

 

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