05 novembre 2018 ~ 1 Commentaire

Francoise Hardy – Noir sur blanc

Une des plus grandes chanteuses françaises. Etant donné que c’est une appréciation sacrément subjective, on peut dire la plus grande chanteuse française.

Dans les années 60, ils étaient amoureux d’elle. Parmi eux, il y avait Jagger ou Bob Dylan. C’est qu’elle était, certes, divinement belle. Elle détonnait des bombasses « blondes à fortes poitrines ». Elle, brune birkinienne. Elle était moins fation. Plus habité, réfléchie. Elle fascinait par son envie de ne pas vouloir plaire.

Depuis le début, elle veut arrêter ce métier absurde où elle est pourtant une des meilleures contributrices. Tant en interprète qu’en auteur. Elle qui est aussi le symbole de l’artiste qui fait passer l’interprétation avant la domination de plusieurs octaves. Elle vit sa chanson et on ressent ce qu’il se passe. On est seuls avec elle.

Elle dénote parce que les artistes de sa génération transpirent ceux qui veulent revenir. Ils essayent de ne pas disparaitre trop vite. Françoise est ailleurs et n’en n’a rien à foutre. Elle veut être tranquille. Muse de Blur comme de Daho, elle ne cherche pas à plaire et nous plait ainsi. Françoise dénote parce qu’elle n’a jamais d’âge. Certainement devait-elle faire vieille quand elle était jeune, c’est précisément le contraire désormais.

Un pessimisme permanent sur les choses et les gens (mode « comme ça, on ne peut qu’être agréablement surpris »), Françoise raconte dans son livre que Bob Dylan, de passage à Bercy il y a quelques années avait demandé à ce qu’elle le rejoigne dans les backstages après le concert. Elle avait décliné l’invitation. Savait qu’il avait été amoureux d’elle quand ils avaient 20 ans et ne voulait pas lui saquer ses souvenirs. Classe.

Elle raconte aussi que Guillaume Durant la suppliait de venir pour une émission France 2 spéciale Bowie, ce dernier ayant précisé ne venir que si Françoise était là. Sérieux, ceux de sa générations respirent en général quand on les invite, elle ne raffole pas de l’exposition.

La qualité étant toujours plus précieuse que la quantité pour elle. Ainsi, elle ne donne pas de concert parce qu’elle sait qu’on est davantage dans un à peu près qu’on domine relativement que dans une tentative de perfection qu’on peut plus facilement gérer en studio. Plus Beatles que Rolling Stones, pour faire court.

Ce matin, je vous invite à une chanson. Noir sur blanc. Coécrite avec Patrick Loiseau (le mec à Dave) et Calogéro (Y en a un dernier avec eux mais il est moins pop et on l’imprègne moins du coup, ce titre connait une progression imparable, une mélodie si généreuse un un traitement de texte si soigné qu’on est dans l’impeccable et, certainement, dans une des plus grandes chansons de ces 10 dernières années.

Enjoy, bon lundi.

Une réponse à “Francoise Hardy – Noir sur blanc”

  1. Bravo a Françoise Hardy c es une très belle chanson


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