09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

Thiefaine aux Arènes

La 1ère fois que j’ai vu Thiefaine,  c’était en 89. Déjà à Metz au jardin des amours. J’arrivais en milieu d’après midi. J’assistais à la balance. Je devinais que Thiefaine était Thiefaine parce qu’il était le gars derrière le pied de micro.

C’est à dire que je ne savais pas vraiment à quoi il ressemblait.  Certes, il y avait sa tronches sur les pochettes de disques. Mais un profil inanimé n’est pas forcément reconnaissable en vrai.

A la fin du sound shake,  je contournais la scène pour papoter un peu avec lui. J’étais inquiet quant à l’avenir det la chanson française.  L’été 89, on entendait que de la house sur les radios . Je pensais que l’avenir serait toujours plus sombre.  Thiefaine ne comprenait pas mes angoisses. La chanson à texte existait alors depuis 5000 ans,  me disait il.

Le soir, le concert était juste extraordinaire. Un peu plus d’une heure de rock énergique. Was is das rock n Roll,  les dingues et les paumés et, bien sûr,  le tube sous terrain simple et subtilement dylanien la fille du coupeur de joints. 

Depuis, j’ai dû le voir une 15ene de fois. Je me rends compte qu’il est le chanteur le plus constant depuis 40 ans. Je ne vous parle pas de la déchéance pathétique de Renaud et des albums mous de la boule de Aubert  (mes deux idoles ).

Thiefaine pioche ainsi dans ses nombreux albums (une bonne quinzaine ) et la set list ne déçoit jamais. M’enfin en même temps y a rien à jeter. Et il n’est pas prisonnier d’un single parce que ça n’existe pas vraiment chez lui. A part peut être Lorelei sebasto tcha,  la ruelle des morts et, bien sûr,  la fille du coupeur de joints. 

Ce soir, c’est une tournée anniversaire des 40 ans. 10 concerts sont donnés dans toute la France et nous sommes les élus ce soir à Metz.  Le taxi Hubert pose sa caravane aux Arènes. Je viens jouer devant la file d’attentes et je suis amoureux de ce public. Ils ont en eux la folie et la poésie. L’anarchie des sans limites. Ils ont 50 balais et célèbrent la vie par leur sourire et leur bienveillante pièce ou même billet qu’ils vont délicatement poser dans mon étui de guitare.

J’ai la chance d’assister au concert. Même si je suis carrément blasé parce que j’assiste ainsi systématiquement aux 40 concerts que je offe dans l’année,  là c’est quand même un des tauliers sinon le taulier et je ne peux bouder mon plaisir.

Thiefaine à toujours sa voix. Entertaineur comme un Eddy Mitchell ,  il débite sa poésie dont chaque vers est délectable. C’est une messe rock. Nous sommes seuls avec Hubert. Le cadeau de son introspection .

Cet anar de droite fait du bien par une encore liberté qu’on a du mal à connaître ou reconnaître ailleurs.  J’ai eu ma préférée Un vendredi 13 à 5h.

Moment de grâce quand Yan Pechin,  pourtant discret et dans son coin tout le concert se lève, se fâche et se lâche d’un solo.  Mais alors putain quel solo .il était Jimmy ce soir. Choisissez lequel des deux Jimmy parce que je serais bien en peine de vous dire lequel . Du grand Pechin.

Je réjouiais à la sortie dans cette foule qui s’eparpillait . Éparpillé comme je l’étais en rejoignant ma voiture. Le gimmick synthé de Vendredi 13 à 5h dans la tête comme une boule qui me permet toujours de jouir cérébralement.

 

 

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