26 février 2019 ~ 0 Commentaire

6) Sur la route (Raphaël – Jean Louis Aubert)

Titre du début des années 2000. Je connaissais Raphaël depuis quelques années par quelques singles sympathiques. L’un d’eux avec d’ailleurs Carole Bouquet dans le clip. Chanteur frémissant qu’on cherchait à mettre en concurrence avec Damien Saez qui démarrait au même moment. Comme si Raphaël était le gentil et Saez le méchant, on avait notre schéma Beatles / Rolling Stones, Michaël / Prince. 

Raphaël a donc véritablement « percé », comme on disait à l’époque où on vendait des disques, avec le titre Sur la route et avec un featuring qui adoube grandement: Jean-Louis Aubert himself.

Quand je parle de »percer » qui est désormais un terme ancien dans la musique, c’est un peu comme « carrière » qui est remplacé par « parcours » ces derniers temps. Carrière implique ou sous entend une période d’éventuel succès. Moi qui suis chanteur de D2, ça m’a toujours fait bizarre qu’on parle de mes 30 ans de carrière. Le mot est désormais justement remplacé par « parcours », qui dispense de l’éventuel succès commercial que connaîtront 400 professionnels sur les 4000 qui en vivront « sans avoir percé ».

Sur la route passait en radio, abondamment, et j’en étais pendant un temps complètement accro, comme ces chansons dont on ne peut pas vivre sans. Je me souviens de faire Lyon Metz dans une journée où je cherchais sans arrêt le titre sur la bande FM. Je devais réussir à le trouver une fois par heure et j’étais complètement paniqué quand j’écoutais une autre chanson d’imaginer qu’il pouvait passer simultanément sur une autre station. Les progrès technologique font que, de nos jours, nous avons des moyens de palier et d’écouter en boucle une chanson.

Parmi les plus grands titres du Rock, on a souvent un riff de guitare imparable. Dans la chanson, c’est utile de trouver un gimmick. Comme Lou Reed et ses doop doop doop dans Walk on the wilde side ou Tracy Chapmann et ses run run run dans Talk about the révolution. Raphaël a trouvé ce familier « sur la route da dam da da da dam » qui reste en tête et nous envahit. 

C’est la seule fois où Jean-Louis m’aura mis dans cet état dans ses années après Téléphone. Bertignac m’a bouleversé avec la version studio de Vas-y guitare. Je vivais pendant un mois avec un walkos (appelé aussi baladeur) sur les oreilles tel un autiste (même si je sais que j’ai naturellement des travers Asperger). J’aime la constance de Jean-Louis mais niveau intensité, c’est sur ce titre que j’ai plus plané.

Par la suite, Raphaël m’aura plutôt saoulé dans son époque Caravane que j’exécrais comme tout ce qui est jingle radiophonique. Sa carrière s’étant considérablement apaisée depuis, je peux de nouveau l’apprécier, comme dans le brillant L’année la plus chaude de tous les temps, paru l’an dernier et co-réalisé avec Gaëtan Roussel. 

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