12 mai 2019 ~ 0 Commentaire

Maraude et Môm’Zen

Pour la quatrième fois depuis un an, je suis allé donner un concert hier soir au restaurant la Maraude de Vigneulles les Hattonchatel. Dans la voiture pendant le trajet, j’entendais à la radio une interview d’un chanteur probablement régional. Il vient de sortir un album mais ne va pas pour autant le défendre véritablement sur scène. Il doit se trouver des concerts alimentaires. Intermittent du spectacle, il ira jouer dans les bars et restaurants des reprises de classiques folk. Ses compositions ne susciteront pas un intérêt véritable pour un public qui aime entendre des airs populaires. Là dessus, l’animateur radio diffuse une de ses compositions et l’artiste est dans la veine de Paul Simon ou Passenger. 

J’entendais la frustration de cet artiste de ne pouvoir proposer ses compositions en public. On en est (quasi) tous là. Artiste est un métier de frustrations, me disait un distributeur de disques il y’a 20 ans. C’est clair que les idéalistes, ceux qui rêvent d’un monde meilleur, ont simplement peu de chance d’être satisfaits de leur propre sort. Le succès est un accident dans l’Art. Ensuite, si le succès est là, il n’est pas dit que vous soyez heureux pour autant. C’est un kif énorme de remplir les salles et de faire des millions de clics, mais les meutes de haters amers et jaloux, les fans, pression de production qui souhaite réitérer encore et encore leur chiffre….

Bon nombre de never been se contenteraient d’un tube. Celui qui passe toujours en radio et qui paye votre loyer à vie. Les artistes que j’ai rencontré et qui ont un titre gold comme on appelle ça, sont souvent frustrés que toute leur carrière passée et future se résume(ra) toujours à une chanson. Celle qui leur permettra de tourner encore et encore.

Quand je joue en café concert ou en restaurant, je négocie toujours d’alterner mes compos et des reprises. Mes compos ne vont pas forcément parler aux gens mais sont alors une musique d’ambiance, je suis ainsi comme un pianiste de bar qui produit une musique d’ambiance. C’est peut-être frustrant de jouer des chansons dites à texte comme si elles étaient des instrumentaux. Parfois, ça peut avoir son charme.

Hier soir, à la Maraude de Vigneulles, près de la Madine. Mes premières compos étaient sacrifiées, les gens parlaient entre eux évidemment. Pourtant, à partir d’un moment, je les ai vus participer et ça faisait bien plaisir. J’ai peut-être des titres comme Mourir vieux ou Le moral à zéro, Volcan… qui appellent plus que les autres. Une bien bonne ambiance une nouvelle fois. En même temps, Audrey la gérante n’y est pas pour rien. Elle accueille vraiment bien les artistes. Il n’y a aucun stress et c’est vraiment là qu’on bosse le mieux. Je rejoue à la Maraude le 15 juin, n’hésitez pas à venir parce qu’en plus, qu’est-ce qu’on y mange bien!

Sur mon retour, je m’arrêtais assister à une répétion de La Môm’Zen à Jarny. Pour l’occasion, le duo est un trio, qui répète pour la fête de la Musique à Falck. Ils iront se produire à la Nef des fous, un lieu qui semble être The Place To Be dans le secteur. Quelque chose est bien vert chez la Mom’Zen. Pure et amateur dans le sens premier du terme. C’est beau. Comme tous ces groupes qui défilent dans les tremplins, qui s’appliquent les 20 minutes qui leur sont octroyés. Sauf que la Môm Zen, c’est beau plus que 20 minutes. C’est beau tout le temps. Le duo de la ville comme de la scène Emma et N’Zo se sont enrichis du bassiste occasionnel Jérémy Schneider.  Un requin du fealing basse que j’ai eu la chance d’avoir sur deux albums à moi. C’était une fête de potes, nous avons finis vers les 3 du. Ils étaient peut-être adolescents et j’étais adulte mais nous étions compatibles.

Pour faire court même si j’ai quand même fait pas mal long, j’ai passé une putain de bonne soirée.

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