23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

Les plus belles années d’une vie

Les plus belles années d’une vie et la suite d’Un homme et une femme (1966) et de Un homme et une femme, 20 ans déjà (1986). On retrouve toujours Jean-Louis Trintignant désormais en maison de retraite et victime de pertes de mémoire de plus en plus fréquentes. Comme il ne pense qu’à Anne (Anouk Aimée) son fils Antoine (toujours Antoine Sire qui jouait déjà l’enfant il y’a 53 ans dans le premier volet) ira la trouver pour lui demander d’aller rendre visite à son père. Rien ne pourrait le rendre plus heureux.

On retrouve aussi dans ce film Souad Amidou qui joue déjà la fille de Anne dans le 1er film en 1966. C’est incroyable mais mine de rien terriblement Lelouch que de pouvoir et savoir encore et toujours avoir sa famille derrière lui, qui le soutient dans ses délires cinématographiques.

Je ne sais pas si on peut dire que ce film est bon ou mauvais. Quand Lelouch réussit à être Lelouch, c’est que son Art dépasse la question. On retrouve dans les mots de Jean-Louis des phrases que Claude lui-même aura déjà prononcées lors d’interview. C’est tellement lui qu’on retrouve dans ses films. Je reconnais d’ailleurs à la toute fin des images du court métrage de 1976 « Claude Lelouch a rendez-vous » où il roule dans Paris pendant plus de 8mn en plan séquence à toute blinde. Il lui restait un peu de bande à la fin du film qu’il venait de réaliser et se disait qu’il allait se filmer en blidant dans Paris sans filet, sans pause, sans triche. Très dangereusement puisqu’il montera jusqu’à 200km/h.

C’est la tendresse présente durant tout ce film qui nous fait l’admirer. Trintignant est si juste. Cet homme que la vie a esquinté, détruit selon ses dires, s’avère si juste et précis dans son rôle. Puissent ces 12 jours de tournage le porter et lui apporter.

Lelouch a filmé ce film à l’aide de deux téléphones portables. A la punk. A la Mocky. Il me donne envie de faire du cinéma. Je n’y comprends rien dans cette discipline. Mais quand je vois les films de Lelouch, j’ai souvent envie de me laisser aller, de parler même si c’est si difficile et impudique de se mettre à nu.

J’ai rêvé. C’est compliqué d’être embarqué dans une aventure poétique. Pourtant on sait les initiatives nombreuses, si peu nous prennent.

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