26 juin 2019 ~ 0 Commentaire

Tears for Fears Abbaye de Neumunster (Luxembourg)

Je me suis garé à la limite du centre ville, sur les hauteurs du Ground. Le Ground, c’est un endroit dans une cuve, à Luxembourgville. Des pubs au cachet bien sympathique. Plus germain que latin. L’architecture du Ground me plaît, j’en suis même amoureux. Pourquoi je ne vais jamais dans le Ground? C’est quand même une culture bien riche par sa diversité. Tant les lieux que les personnes, cosmopolites au possible. « Un jour, j’irai à New-York avec toi ». Depuis quelques, j’ai envie d’un cinq jours à NYC. Mais je pense que je vais commencer par zoner dans ce Ground bien meilleur marché et plus rapide d’accès.

Tears For Fears joue deux jours de suite dans les parages. Ce mardi 25 Juin à l’Abbaye de Neumunster dans le Ground et ce mercredi 26 Juin au Galaxie d’Amnéville. J’imagine le fan de TFF hésiter entre les deux endroits. Le site de l’Abbaye est magnifique. Mais au moment où on prend nos places, rien ne nous dit qu’on ne va pas se prendre la flotte sur la gueule. C’est par exemple un classique des Eurockéennes qui se passent à la même époque…

Côté météo, c’est la canicule. J’ai joué toute la journée dans les rues de Esch-sur-Alzette et je viens jouer ici pour les files d’attentes de l’Abbaye.  Je vois les Orwell première génération venir assister au concert. Je suis passé à côté de ce groupe. Jérôme Didelot, Thierry Bellia et Cascadeur sont un peu nos Beatles en Lorraine. Et j’étais plus du côté des héritiers des Stones: PKRK ou Les Amis d’ta femme. Je papote un peu avec Cascadeur de son concert récent à L’Autre Canal (CF un de mes derniers billets) où il revisitait ses titres avec les élèves de l’école de musique MAI de Nancy. Une sublime one shot, dommage qu’il n’y'ait eu de captation vidéo pour nos nuits sur ViaMirabelle ou ViaVosges.

J’aime multiplier les endroits où je joue, pour y rencontrer d’autres gens ou retrouver ceux que je n’ai pas vu depuis longtemps. Certains viennent me prendre un disque et me disent en avoir acheté un il y’a 5, 10 ou 15 ans… On fait des selfies qui ne deviendront pas nos fonds d’écran mais agrandiront une collection déjà bien remplie.

Je vois le concert. Je ne reconnais pas Roland Orzabal qui est désormais vieux. Ca fait 10 ou 20 ans qu’il ne m’est pas apparu. Il a pris de l’embompoint, gris et barbe grise. Il a ce profil qu’on a dans la deuxième partie de notre vie adulte. Le vieux. Sage et chic concernant Roland. Très british classe, hein. Curt Smith, je le remets immédiatement. Il est gris mais ne change pas.

Pour quatre ou cinq titres de Tears for fears, on a du très grand. La suite digne des Beatles. J’écoute au moment où je vous écris Sowing the seeds of love, qui répond à All U Need is Love, Love is all de Roger Glover ou Les histoires d’A de nos RIta Mitsouko.  Avant Oasis, c’était Tears For Fears qui avait la place de ce groupe aux accent liverpoolois.

Je ne vous spoile pas le concert, puisque certains d’entre vous vont y aller tout à l’heure à Amnéville. Un joli moment, comme une messe retour vers un groupe qui aura pondu quelques classiques qui ne rougissent pas devant ceux de Supertramp, Genesis ou Alan Parson dans l’exercice bien difficile de la continuité, là où la barre a été placé bien haute. Magnifique harmonies de voix et vous connaissez aussi le chorus mythique de Shout. 

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