09 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

La passante du sans souci (1982)

Voilà un film qui nourrit un romantisme, une révolte, une colère presque 40 ans après sa sortie. Michel Piccoli devenu un brillant homme d’affaire va retrouver le nazi qui a tué son père sous ses yeux. Il va l’abattre froidement et se constituer prisonnier. On est replongé dans les années 40, Romi Schneider campe sa mère. Une femme battante, guerrière.

On est écoeurés, dégoutés par ces destins broyés. Au moment du tournage, Romi Schneider a perdu son fils et son mari. Elle est atteinte d’un cancer et les assurances refusent de la prendre en charge pendant le tournage. Elle va d’ailleurs décéder quelques temps après la sortie du film. Elle voulait par ce film faire acte de civisme. Sa mère avait côtoyé les proches d’Hitler et ça lui pesait beaucoup.

Cinéma de mon enfance, celui que je ne comprennais pas vraiment. J’étais plus branché par les Charlots, Louis de Funès ou Pierre Richard. Il m’arrivait de paresser devnt la télé et de me regarder un de ces films d’auteurs dont je ne percevais pas forcément le message. Je les vois désormais. Il est assez rare de voir un film qui résiste. La technologie fait qu’on est mal à l’aise avec l’ancienne. Mais quand le film est porté par une excellente distribution, qu’il n’y a pas de couac dans le montage, dans la logique du récit qui découle, on se retrouve à une autre époque et ça nous enrichit.

Pensée pour Madame Romi Schneider.

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