09 novembre 2019 ~ 2 Commentaires

Born in 90 au Galaxie d’Amnéville

Je ne sens pas de ouf la fin d’années, à jouer mes chansons rue de l’Alzette à Esch. Il y’a une bonne dizaine de roms qui manchent assis par terre ou à la volante. Aujourd’hui, il y’avait en plus trois autres chanteurs guitaristes, un tous les 200 mètres, genre… J ‘y jouais assez tôt, j’ai pu bien bosser ce matin. Mais l’après-midi, j’ai abandonné. Je devrais insister les prochains temps sous peine de me faire dégager mais, ce jour, j’ai capitulé.

Du coup, je suis allé jouer devant les files d’attente du concert Born in 90. Et j’ai pu voir le spectacle. J’ai été surpris: 4000 personnes s’étaient déplaçés. On voit bien qu’on veut s’inscrire dans la démarche Stars 80 ou Age tendre, mais je ne voyais pas de potentiel pareil dans les années 90. Les années 80 et avant, c’était les années 45 tours. On mettait le paquet dans un titre pour qu’il sonne, il allait représenter toute l’année de travail d’un artiste. Dans les années 90, on est passé à l’album. Donc on cherchait davantage une ambiance musicale qu’un hit.

Pourtant, le show matche à donf. Les Larusso, Laam, boys band Princess Erika… assurent autant dans leurs titres perso que dans les reprises qu’ils vont offrir au public. Séverine Ferrer en maîtresse de cérémonie arrive à un moment en clin d’œil à la Britney écolière du clip Baby one more time. Elle va même reprendre Dieu m’a donné la foi d’Ophélie Winter (faudrait prendre la vraie, j’en entendu dire qu’elle était plutôt dispo ces derniers temps).

Là encore, voilà une génération d’artistes « has been » (je n’aime pas dire ce mot mais il est pratique dans le contexte), qui rebondit professionnellement et connaît alors le retour du son et des lumières. Et comme dans Stars 80, on voit que ce sont des artistes qui bossent, qui chantent, qui dansent… on ne se moque vraiment pas du public.

Les décennies qui passent montrent qu’on est de moins en moins stars comme les Beatles ou Michael Jackson. Chris Martin (Coldplay) allait donner un concert à Bercy. Il s’y rendait en métro et personne ne le reconnaissait, alors qu’il était le chanteur du groupe qui a vendu le plus de disques au monde dans les années 2000. Alors oui, la tournée des années 90  peut voir arriver un chanteur dont on ne connaît ni le nom ni la gueule, mais rappelle des chansons qui répondait à la demande de l’époque.

Le spéctacle revient en 2020, enjoy.

2 Réponses à “Born in 90 au Galaxie d’Amnéville”

  1. Les années 40 tours ? Tu veux dire 45 ?


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