30 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

Concert 50 ans du Vauban (Brest) par Arsenic

Je viens de me prendre une vraie grosse baffe en mattant un de ces concerts que je vous fais péter ci dessous, j’espère le lien encore actif au moment où vous me lirez.

Il y’a une semaine, je ne connaissais ni Arsenic, ni le Vauban à Brest. Juste qu’en voyant ce lien, je les découvre et j’en suis immédiatement amoureux. Ça respire notre Chez Paulette qu’on a en Lorraine près de Toul. Et nous n’avons pas, que je sache, d’équivalence à cet Arsenic dont le bilan s’avère manifestement incroyable, sinon peut-être éventuellement chez Baboeup que je connais mal ou peu.

Je me rends compte que j’aime potentiellement, quasiment, tous les artistes. Un mec qui prend une guitare, qui a un truc à me dire, rien que sur le départ de sa démarche, il a toute ma sympathie. Et souvent, il est singulier. Il est Un. Même si on peut lui trouver des influences, certaines maladresses, il nous offre son ressenti et il faut un sacré courage pour ça. C’est sûr que sa démarche peut switcher par le contexte autour qui raconte n’importe quoi quand à ce qu’il « faut » à l’artiste. Oui, certainement, on peut kiffer de jouer au stade d’œuf, à Taratata, de vendre des millions de disques… Mais l’artiste, dés lors qu’il réussit à diffuser son travail et éventuellement d’en bouffer quand même, ben il a gagné. Le petit plus, il l’aura dans la singularité de son développement, lui qui n’a aucune autre pareille, lui qui n’a donc aucun parcours commun à son voisin. Voyez ces Rémi Bricca, M, Camille, Burratini, Robert Smith, Coluche… ils ont un rayonnement plus ou moins grand mais sont tout simplement atypiques et c’est là leur légitimité.

Dans les années 80, nous avions les groupes de rock alternatifs. Reventicatifs, très à gauche. Une démarche, un message chez Berrurier Noir, Gogol 1er, Garçons Bouchers… Désormais, les artistes sont alternatifs différemment. Et d’une, les mentalités ont changé, leurs combats ont, quoi qu’on en dise, évoluer. Ensuite, on ne choisit pas d’être dans l’alternatif. Le mainstream ne veut pas de nous, c’est tout. Depuis 25 ans, je vois arriver plein d’artistes de l’année qui vont vendre entre 300 000 et 3 millions de disques et fondre ensuite. Certainement qu’ils auront venu sur une référence ce qu’ils vendront ensuite le reste de leur vie. Et celui qui aura blindé les Zéniths pendant une année continuera dans des SMAC de 600 places.

Autant vous dire qu’économiquement, ça n’est pas impossible mais quand même une sacrée prouesse de faire vivre une boutique de 10 personnes sur la route. Devoir trouver entre 100 000 et 1 million d’euros tous les ans, tel est le labeur d’une boutique professionnelle.

Alors je ne connais pas Arsenic ni ses protagonistes. Juste que je viens de voir un concert qui célèbre leur travail. Ainsi, on voit des Blankass, Matmatah, Elmer Food Beat et plein d’autres groupes défiler sur la scène du Vauban de Brest. The place to be était évidemment à ce concert.

Et alors, je tiens à remercier, si l’un des protagonistes de cette soirée vient à me lire, combien je les remercie pour offrir ce qu’ils ont offert au public, pour à peine 20 balles. Ces artistes qui défilent les uns après les autres, les featuring qu’ils improvisaient les uns avec les autres… Ce son, cette richesse, on est content d’être en 2019 et vivre ça.

https://www.tebeo.bzh/replay/360-emission-speciale-carte-blanche-a-arsenal-productions-au-vauban/10598281?fbclid=IwAR3NRLqPYaxFdX8f2fyXuWmgvtbF_D-X_NvCy1yuX4w_6xIaJFN1qFobnkg

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