17 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

Dorémus à Metz

C’était une belle journée, hier le lundi 16 décembre. Je passais ma vie dans le centre ville de Metz dans les années 90. Je connaissais les gens, un peu. Nous étions familiers, comme complices. Désormais, je connais beaucoup moins la ville. Mais décembre, tous les compteurs sont à zéro. Décembre, on revient tous au bercail. Décembre, on se reconnaît. Autant que possible, on remet les soucis à plus tard. Ainsi, j’aime l’ambiance du marché de Noël. J’aime la raclette, le vin chaud et les churros au chocolat. Je prends forcément des kilos et entamme une grève de la fin en janvier pour éventuellement reperdre. Le soir, j’allais voir un concert de Benoît Dorémus à la Porte des Allemands. L’association Zicamine organise donc des concerts, régulièrement. Tout comme on peut y voir des expos de peintures, sometimes. Je croise des tronches que je connais, comme l’animateur radio Guy Zwinger de RCN ou la dame des entrées aux Trinitaires le millénaire précédent (25 ans effectifs que je ne l’ai pas vue). Le concert a du retard. Benoît a été coincé par les grèves à Paris. A réussi à gauler un train, le concert aura 45 minutes de retard. Qu’importe. Si vous ne connaissez pas Benoît Dorémus, le gars a un jour donné son disque à Renaud qui aura vu en lui son fils spirituel et l’aura ainsi produit. Il est vrai que dans son premier album, c’était comme un mash up de Renaud et Eminem. On retrouvait ses idoles dans ses chansons, dans ses ambiances. Depuis, son écriture s’étoffe, se singularise. Avant toute chose, Dorémus est un mec sympa. Oui, ses chansons sont écrites. Très écrites. Pas de tubes, de hits. Juste des chansons belles parce que différentes de tout ce qu’on connaît. C’est la première fois que je voyais Benoît Dorémus sur scène. Je fixais son jeu de guitare, j’aime beaucoup. Celui qui remplit exactement. Celui qui est si souvent le seul accompagnement de la voix. L’ambiance était intimiste. Peut être une des plus belles journées de l’année, puisqu’elle se suggérait sans prétention. Il y avait une ambiance calme, dans ce jour qui était déjà dans la nuit. Je sais que les informations s’affolent, encore et encore. Peut-être par lâcheté, je ne les écoute pas, je réclame la trève hivernale. Enfin surtout en décembre. Je finissais avec un mal de tête carabiné mais je garde quand même une bonne impression de cette journée, vous dis-je. C’est juste que je bouffe n’importe quoi tout décembre et qu’à un moment, je le paye.

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