23 février 2021 ~ 0 Commentaire

Daft Punk, Epilogue

DImanche était l’anniversaire des 60 ans du tout premier concert des Beatles à Liverpool. Hier, Lundi 22 février 2021, sera une autre date marquante dans l’Histoire de la Pop mondiale: la mort de Daft Punk. Mort précipitée, dans l’urgence, accidentelle?, bâclée? Surprenante dans tous les cas.

Daft Punk est un groupe qui ne s’imposait pas. Se suggérait en se rendant parfois irrésistible. Mais ce sens du buzz ne les rendait pas désagréables. Ca faisait leur charme.

J’étais impressionné par les Daft Punk dans les années 90. Je voyais des interviews de petits mecs très matures, alors qu’ils semblaient plus jeunes que moi. Ils expliquaient travailler avec tel label plutôt que celui-là. Les artistes comme moi ne pouvaient entendre ça; nous qui aurions simplement signé avec le premier qui se serait proposé. Je comprenais plus tard que ces petits versaillais étaient des « fils de ». Thomas Bangalter est le fils d’un producteur disco reconnu des années 70. Quand tu fais le métier de ton père, les choses sont plus simples. Plus faciles et plus claires dans ta tête.

Daft Punk produit une musique très référencée. Les hommages (voir plagiats) à des oeuvres existantes sont fréquents. On est dans une célébration, une sublimation mainstream de la pop, du dance floor ou du rock incontestable. On se souvient du riff de tapping de thunderstruck d’AC/DC. Je les voyais au Grammy Howards avec Pharell au chant et Nile Rogers à la guitare, devant les représentants vivants des Beatles (McCartney, Yoko Ono, Ringo Star et le fils de Georges Harrison) s’ambiançaient ouvertement et pour des frenchies, c’est bien évidemment une consécration.

Grandeur punk dans le clip Harder, better, stronger live. Ils jouent à New-York dans une salle de 20 000 personnes, équivalente à Bercy chez nous. A la sortie, ils font passer le public dans un sas pour leur « confisquer » les images qu’ils ont filmé pendant le concert. Ca donnera 1000 « caméras » différentes qui auront des documents à proposer. L’assemblage de ces images constituera un grain fou, une couleur brutale mais si vivante que le clip en est une merveille.

Les Daft Punk étaient certainement les Stanley Kubrick de la musique. Comme si on cherchait encore et toujours à comprendre leurs faits et gestes. Là, ce clip de rupture, Epilogue est un resucé de son et d’images qui sort dans une époque inerte et off. L’absence de stratégie est peut-être la stratégie. Beaucoup sont sonnés et n’arrivent pas à comprendre pourquoi. Ils n’étaient pas bavards au point de ne plus pouvoir se supporter. Mon avis est peut être un cynisme économique, comparable à la vente de Bob Dylan qui se sera séparé de son répertoire de 600 chansons pour 300 millions de $. Ca semble beaucoup mais je vous assure que non. On prétend par ces démarches que la Musique eut payée mais qu’elle ne paye plus. Time they are a changin’, get lucky.

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